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CV Carmina Chauveau

CV mis à jour le mardi 13 décembre 2016, par Carmina Chauveau

Thèse :

« La prose du monde : sens, littératie et algorithmique », sous la direction de Jacques A. Gilbert

Thèmes de recherche :

Le rapport au monde qui s’établit dans le langage ; littérature vs. langues algorithmiques ; énonciation, affectivité, aspects verbaux ; écueils épistémologiques d’une présentisation gé-néralisée ; vanité de l’exigence de vérité…

Formation :

  • 2013 : « Diplôme d’État d’Architecte » (Master, ENSA Nantes, Ministère de la Culture). Mémoire : Architecture et musique : la matérialité de deux arts, matrice du singulier, sous la direction de M. Jean Lévêque
  • 2004 : Master « Affaires internationales » (Paris-1) (mention Assez Bien)
  • 2003 : Maîtrise « Études latino-américaines » (IHEAL, Paris-3) (Major de promotion, Mention Bien)
  • 2002 : Licence d’Espagnol LCE (Major de promotion, Mention Très Bien)
  • 2001 : DEUG de Journalisme (Université Complutense, Madrid)
  • 1999 : Baccalauréat L (mention Bien)

Expériences d’enseignement :

  • Chargée de cours de sémiologie de l’image (L2) et de français-communication (L1) en LEA
  • Monitorat en épistémologie/projet auprès des Master, en école d’architecture (ENSA Nantes)

Publications :

Communication à venir au colloque Littératures et arts du vide, Centre culturel international de Cerisy, juillet 2017, puis publication dans les Actes, intitulée « L’architecture, la littérature et le vide : mode d’emploi et géographie d’une dépossession »

Position de thèse

Quoique l’écrivain réinvestisse une langue qui lui préexiste, l’écriture dédouble cette langue en une appréhension tâtonnante du monde, une vision tout en « bougé » et recouvrements irréguliers. Ces espaces incertains, antipodes de l’univocité des langues formulaires, c’est la littérature qui les habite et elle en fait son « ethos » : à la fois mode d’être, milieu et exposition de soi. Autrement dit : rythme.
Le phénoménologue, le philologue poète, le poète penseur, celui de la poïèse des objets du monde, se sont laissé imprégner du flux de la langue pour éprouver ce qu’elle charrie de présence et ils ont écrit sur ce sujet. Une imprégnation charnelle qui agit autant sur les affinités électives de l’écrivain que sur leur effet pour le lecteur et sur une certaine sensualité, impensée, du moteur épilinguistique.
La question de la perception de sa langue quotidienne, extérieure à l’écriture, se pose en effet pour tout locuteur. Elle donne lieu à des méprises notoires sur le terrain du présent temporel qu’il est intéressant d’interroger. Une approche psycholinguistique non miscible, en apparence, avec la réflexivité poétique, mais qui, saisies comme « matériau » pour cette thèse, s’offrent toutes deux à un effeuillage heuristique.
À partir d’un corpus d’auteurs dont le trait commun est qu’ils interrogent le mode de présence de leur écriture, peut-être le travail d’une notion en apparence grammaticale ou linguistique (l’énonciation) pourra-t-il désigner le présent comme un espace à la fois phé-noménologique, anthropologique, politique – et ce avec, peut-être, une portée épistémologique pour tout praticien du support écrit qui s’intéresse aux manières sociales de fluer.


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