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CV Guillaume Chabat

CV mis à jour le jeudi 18 février 2016, par Guillaume Chabat

Thèse :

« La Chair ou le verbe – Doubrovsky et la dialectique de l’autofiction » sous la direction de Philippe Forest.

Thèmes de recherche :

Genèse de l’autofiction chez Doubrovsky. Ecriture et existence. Littérature et psychanalyse. Ecriture de soi et lecture des autres.

Formation :

  • 2000 : D.E.A. de littérature française, Université Lumière Lyon 2. « L’expérience de l’écriture dans Laissé pour conte de Serge Doubrovsky ». Sous la direction de Claude Burgelin. Mention Très bien.
  • 1997 : CAPES de Lettres Modernes
  • 1996 : M.A. in European and Comparative Literary Studies, University of Kent, Canterbury. Dissertations sur Barthes, Beckett, l’écriture féminine. Mémoire : Etude comparée de A Sketch Of The Past de Virginia Woolf et Enfance de Nathalie Sarraute. Sous la direction de James Williams. With Distinction.
  • 1996 : Maîtrise de Lettres Modernes, Université Jean Moulin Lyon 3. « De l’autobiographie à l’anti-autobiographie : le cas Virginia Woolf et Nathalie Sarraute ». Sous la direction de Jean-Pierre Bobillot. Mention Très bien.

Expériences d’enseignement :

  • Depuis 2001 : PRCE à l’Université de Corse Pasquale Paoli. Spécialité : expression, culture et communication. Chef du département « Gestion des Entreprises et des Administrations » (2007-2013). Elu au Conseil d’Administration de l’IUT (2006-2012)
  • 2000-2002 : Vacataire à l’Institut Méditerranéen de Formation de Borgo en Corse. Spécialité : expression, culture et communication. Préparation aux concours administratifs.
  • 1998-2000 : Coopérant en tant qu’enseignant à l’Alliance Française de Kuala Lumpur en Malaisie. Spécialité : français et français langue étrangère.
  • 1997-1998 : Professeur de français au Collège Louise Michel de Rive-de-Gier, Loire.

Position de thèse :

La parution des 2599 feuillets du Monstre, aux éditions Grasset, en septembre 2014, a ouvert un champ quasi infini de recherches sur l’œuvre de Serge Doubrovsky, et au-delà, autour des « écritures de soi » à l’ère de l’autofiction. Et c’est donc ce champ que nous nous proposons de défricher à partir de la thèse suivante, soutenue dès le premier chapitre (« La dialectique de l’anti-héros ») : la vie et l’œuvre de Serge Doubrovsky sont portées, guidées, téléguidées par un même mouvement, une même dynamique souterraine, Sartre dirait un même « projet existentiel », auquel rien n’échappe, aucun sentiment, aucune action, aucun mot, aucune pensée, et que nous identifierons très précisément au « vel de l’aliénation » lacanien. A partir de là, ce sont toutes les problématiques chères aux études autobiographiques et autofictionnelles qui seront traitées à nouveaux frais (du moins espérons-le…) : c’est la question de l’inscription de son nom propre dans un roman (« l’être ou le nom-être ») ; celle de la création de sa langue maternelle (« Elle(s) ou moi ») ; de la (re)connaissance de son désir (« la cure ou l’écriture ») ; de l’écriture du « réel » (« l’autobiographie ou l’autofiction ») ; de l’écriture de soi proprement dite (« la chair ou le verbe ») ; ou encore de la lecture de l’Autre (« l’écriture de soi ou la lecture de l’autre »). Autant de dualités, certes, très différentes, mais à partir desquelles se rejoue, d’un bout à l’autre de l’œuvre – c’est en tout cas notre (hypo)thèse – cette même tragédie existentielle d’un désir impossible à satisfaire pleinement et dont nous nous efforcerons de décrire le mouvement de vacillation interminable, avec ses passages obligés, ses tentatives de bifurcation, ses chausse-trappes et, au final, son immense immobilité…


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