Accueil > Événements > L’animal romantique

Appel à communication Journée d’études Jeunes chercheurs

L’animal romantique

Date limite : 30 mai 2020

samedi 30 mai 2020, par Bérangère Chaumont

Nous invitons les jeunes chercheuses et chercheurs de l’école doctorale ALL à interroger les différentes manières dont le romantisme français, considéré comme un moment littéraire et culturel large (1820-1850), conçoit et représente l’animal.

À partir du XVIIIe siècle apparaît une autre conception de l’animal, en opposition avec l’ontologie discontinuiste du vivant de l’âge classique ; les découvertes de l’histoire naturelle amènent à repenser la frontière zoo-anthropologique. L’idée d’une continuité entre les hommes et les animaux irrigue notamment la pensée républicaine et les discours en faveur de la protection animale qui se développent à partir de la période révolutionnaire (Pierre Serna, Comme des bêtes : histoire politique de l’animal en révolution, 2017). Or, durant le premier XIXe siècle, parallèlement à l’essor des publications vulgarisant les connaissances scientifiques, jamais la littérature n’aura de son côté subi une pareille « invasion d’animaux » (Éric Baratay, Élisabeth Hardouin-Fugier, Zoos : histoire des jardins zoologiques en Occident, 1998, p. 185). Par conséquent, si l’articulation entre l’animal et le XIXe siècle dans son ensemble a déjà été envisagée, notamment au cours du colloque organisé par Paule Petitier, L’Animal du XIXe siècle, à l’université Paris-Diderot, en octobre 2008, c’est ici plus précisément le lien entre la pensée romantique et l’animal que nous souhaitons interroger. À la suite des récents travaux d’Élisabeth Plas (Le Sens des bêtes. Rhétoriques de l’anthropomorphisme au XIXe siècle, sous la direction de Paolo Tortonese, 2017) qui ont montré en particulier que la curiosité et l’empathie nouvelles pour la faune ont moins fait disparaître le symbolisme animalier dans la première moitié du XIXe siècle qu’elles ne l’ont reconfiguré, nous appelons à une étude approfondie de l’imaginaire romantique de l’animal.

Est-il possible de circonscrire, pour l’ensemble de la période, les contours d’un animal romanticum, sur le modèle de l’homo romanticus de Georges Gusdorf (Le Romantisme II, 1993) ? Doit-on plutôt, considérant avec Claude Millet qu’« il y a moins en France un romantisme, que des romantismes successifs » (Le Romantisme, 2007, p. 14-15), distinguer plusieurs imaginaires de l’animal consécutifs ?

Plus de détails sur l’appel joint.

Les communications d’une trentaine de minutes seront suivies d’un échange.

Comité scientifique de cette journée

  • Judith Wulf, Professeur de langue et littérature française du XIXe
    siècle à l’Université de Nantes (L’AMo) ;
  • Isabelle Durand, Professeur de littérature comparée à l’Université Bretagne Sud (HCTI) ;
  • Morgan Guyvarc’h, PRAG à l’Université Bretagne Sud et doctorante en littérature française du XIXe siècle (HCTI) ;
  • Bérangère Chaumont, Professeur agrégée et docteur en littérature française du XIXe siècle (L’AMo).

Modalités de soumission

Les propositions de communication d’une quinzaine de lignes, accompagnées d’une courte biographie, sont à envoyer, avant le 30 mai 2020, aux deux adresses suivantes :

berangere.chaumont@univ-nantes.fr ; morgan.guyvarch@univ-ubs.fr

titre documents joints




À propos :

Bérangère Chaumont

Doctorante allocataire monitrice. Littérature française du XIXe siècle

Courrier électronique : Bérangère Chaumont


up
logouniv       Le site de L'AMo est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons BY-NC-ND      Contrat Creative Commons   Mentions légales