Colloque
Cerisy-La-Salle, 21-25 août 2026
Que l’écriture ne soit pas qu’un moyen pour exprimer des affects ou exposer des idées, nul plus que Jean Ricardou n’y a été sensible : il l’appréhendait comme une pratique ayant pour enjeu d’explorer pas à pas, avec esprit de suite, les effets des interactions entre les mots, dans leur matérialité ainsi que leurs effets de sens, en lien avec l’espace qu’ils investissent, de manière à construire une trame d’où procède une leçon qui n’est pas d’avance déterminée. C’est à ce principe de (…)
Appel à communication
Date limite de proposition : 30 septembre 2026
Organisé au Château du Tertre de Nantes Université les 11 et 12 mars 2027, le colloque « Traduire entre centre et périphérie : l’Europe littéraire en guerre (1939–1945) » s’intéresse à la manière dont les pratiques de traduction et la circulation des textes permettent d’éclairer les relations littéraires nationales, européennes et transnationales durant la période de la Seconde Guerre mondiale.
Le colloque s’adresse aux doctorants et post-doctorants en littérature comparée, littérature (…)
Appel à communication
Date limite de proposition : 1er octobre 2026
,Restaurer le sublime, ou son sentiment ? Accepter ce qui nous dépasse serait le premier pas vers la réconciliation avec le monde, une manière de « renouer avec la terre » (Mathilde Ramadier, Renouer avec la terre. Plaidoyer pour un nouveau sublime, Seuil, 2025).
Une telle proposition invite à rouvrir le dossier du sublime, dont le chapitre paraissait clos, tout au moins en termes d’enquêtes savantes. Ancienne catégorie de la rhétorique (la forme la plus achevée du beau, celle qui produit (…)
Les anthropologues sont-ils des romanciers ratés, comme le prétend Edmund Leach (lui-même anthropologue) ? Pourtant, trois des grands ethnologues du XXe siècle, le romancier brésilien Darcy Ribeiro, le Péruvien José Maria Arguedas et le Français Michel Leiris, sont aussi des écrivains majeurs ; et Lévi-Strauss, dans sa conférence sur Rousseau, ne demande-t-il pas : « L’ethnologue écrit-il autre chose que des confessions ? » Depuis les balbutiements de l’ethnologie, au XVIe siècle, (…)
Alexandrie : le simple nom de la ville fondée par Alexandre le Grand suffit à faire surgir un tourbillon d’images évocatrices. Monuments célèbres (le tombeau d’Alexandre, le Phare, la Bibliothèque), figures illustres du monde gréco-romain (Jules César, Marc Antoine, Cléopâtre), conquérants de l’âge moderne (Bonaparte, Mehemet Ali), poètes et écrivains de l’époque cosmopolite (Cavafis, Durrell) ont éclairé tour à tour l’histoire de cette ville. Cet étonnant cortège témoigne du rôle qu’a joué, (…)
Parce qu’elle est fondamentalement interprétation, une traduction vieillit généralement plus vite que l’oeuvre originale. Qu’y a-t-il de commun, par exemple, entre la version donnée d’Homère par Mme Dacier au XVIIIe siècle, la version de Leconte de Lisle un siècle plus tard, et celle de Philippe Jaccottet au XXe siècle, si ce n’est le texte d’Homère lui-même ? D’une retraduction à l’autre se lit toute la distance du temps qui passe, des convenances qui évoluent, de la langue qui se (…)
Le succès d’Atys de Lully et Quinault fut si considérable que l’Opéra ne cessa de le programmer jusqu’à la Révolution. À chaque reprise, on vit apparaître à la Comédie-Italienne comme sur les théâtres de la Foire (Opéra-Comique et marionnettes) des parodies dramatiques, récrivant l’histoire de la manière la plus burlesque.
Tout Paris court voir Atys prendre les traits d’Arlequin, de Pierrot, de Polichinelle… On goûtera dans les sept parodies rassemblées ici la saveur de la réécriture, (…)
Si un homme du XIXe siècle avait tenu ce livre entre ses mains, s’il s’était obstiné à regarder ces œuvres africaines, il ne les aurait pas vues. Pas vues du tout. Elles n’auraient été pour lui que des bouts de bois hideux, grotesques, des rondins ridicules, et notre homme aurait été semblable aux explorateurs en Afrique du premier roman de Jules Verne, Cinq semaines en ballon, qui trébuchent avec dégoût, dans un village, sur des « poteaux de bois qui avaient la prétention d’être sculptés ». (…)
« Nous sommes tous plus ou moins fous » affirme Baudelaire dans « Le vin de l’assassin ». Du « plus » au « moins », la variable est considérable, et plus considérable encore est la diversité des représentations que peut susciter la notion de folie. Du crime au génie et de la bouffonnerie à la frénésie, tout ce qui s’écarte « plus ou moins » de la ligne claire de la raison et de la norme est susceptible d’être tenu pour folie. Ces nuances infinies et vertigineuses de la folie, la littérature (…)
En rédigeant son art de la guerre, Nicolas Machiavel entend donner aux princes italiens les moyens de défendre leurs Etats contre l’invasion française. A ses yeux, le salut se trouve dans un retour aux doctrines antiques, dans la filiation des premiers conquérants, tels Alexandre, Hannibal et César. Embrassant doctrine, histoire, tactique et stratégie, l’auteur livre le chef-d’oeuvre de l’« humanisme militaire ». Jean-Yves Boriaud propose ici une nouvelle traduction et une présentation (…)
Œuvres complètes d’Helvétius, t. II (sous la direction de G. Stenger)
Édition critique par Gerhardt Stenger et David Smith
Helvétius (1715-1771), dont Stendhal disait qu’il lui avait « ouvert les portes de l’homme à deux battants », est souvent considéré comme l’homme d’un seul livre, De l’esprit (1758), qui fut à l’origine du plus grand scandale de librairie du XVIIIe siècle. Son deuxième traité, De l’homme (1773), publié après sa mort par les soins de son secrétaire, Martin Lefebvre de La Roche, et du prince Dmitri Alexéïvitch Golitsyne, fut immédiatement attaqué par Diderot qui s’indignait, non sans mauvaise (…)
Entretiens - lectures - performance
Nantes, 3 juin 2026
Dans La Matière de l’absence, Patrick Chamoiseau revient au temps des origines humaines où naît, dans l’ombre des grottes, un imaginaire dont la puissance reste une énigme :
« La paroi de la grotte faisait peau, antenne, membrane de résonance, pour l’ensemble des mystères, elle permettait un contact direct avec les substances du non-visible. Les mains posées sur elle seront nombreuses. Les points, les rayures, les traits, l’implantation de dents ou de bouts d’os seront innombrables, (…)
Appel à communication
Date limite de proposition : 29 mai 2026
Colloque à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance
Alors que les Œuvres complètes de la Grande Mademoiselle viennent d’être éditées pour la première fois (trois volumes publiés sous la direction de Jean Garapon aux éditions Honoré Champion, 2020-2024), alors qu’elle a fait l’objet de douze biographies au fil du XXe siècle, le seul colloque (à vrai dire une journée d’études) qui lui a été consacré date de plus de trente ans (Actes de la Journée sur la Grande Mademoiselle, (…)
Atelier de travail URBAPHONE - Villes et sons
Nantes, 29 mai 2026
,Programme Accueil des participants à partir de 9h40 10h-10h25 - « Le numérique comme outil de capitalisation et de valorisation de nos connaissances patrimoniales techniques », Florent Laroche, École centrale de Nantes 10h25-10h50 - « De l’acoustique virtuelle à la scénophonie », Bruno Suner, École Nationale d’Architecture de Nantes 11h20-12h10 - « L’ArchéoConcert - Concert virtuel à travers l’histoire de Notre-Dame de Paris », Brian Katz et David Poirier-Quinot, Sorbonne Université (…)
Congrès de la Société d’étude des littératures de langue française des XXe et XXIe siècles
Rennes, 20-22 mai 2026
Programme du 20 mai
9h30-10h15 > Accueil
10h30-12h > Littératures numériques Présidence de séance : Nathalie Brillant Rannou Erika Fülöp, « Des œuvres perdues au canon. L’exposition ‘‘Jean-Pierre Balpe : l’écriture infinie’’ comme tentative de mise en œuvre » Servanne Monjour, « Twittérature, littéraTube, gittérature, autoblographie… Les littératures numériques ont-elles mauvais genre ? » Anaïs Guillet, « Canons, fanons et remédiatisations : la question du canon face aux écritures (…)
Colloque du master « Arts, lettres et civilisation »
Nantes, 30 avril 2026
Écrivons-nous toujours de quelque part ? Puisque nous sommes ancré.es
dans un contexte territorial, notre identité sociale et géographique n’est-elle
pas en jeu dans l’écriture ? Peut-on , et doit-on, se défaire de ses racines avec
les mots ? Cette journée d’étude des masterant.es sera consacrée aux
Frontières de papier : frontières géographiques, frontières sociales, frontières
de langue, frontières du genre, autant de lignes imaginaires qui excluent et
marginalisent, qui bloquent et (…)